Sujet : La Vache et le prisonnier

Bonjour,

Savez vous qu'Arte a consacré son émission Karambolage n° 362 du dimanche 17 mai 2015 à Fernandel au travers de "La Vache et le prisonnier".

Au sommaire de cette émission de 12 min: Portrait d'un grand comédien français de l'après-guerre : Fernandel - L'onomatopée en une question : comment meuglent une vache allemande et une vache française ? Suivi d'un petit cours d'anatomie bovine avec Corinne Delvaux, et toujours, la devinette.


A revoir sur http://www.arte.tv/guide/fr/052689-021/karambolage


Le portrait : Fernandel

Corinne Delvaux nous dresse le portrait d'un grand comédien français qui a connu un succès considérable dans la France de l'après-guerre : Fernandel.

http://www.arte.tv/i18n/7913808,property=imageData,v=1,CmPart=com.arte-tv.www.jpg

Voici une vache, elle a un prénom français, elle s’appelle Marguerite, et pourtant c’est une vache allemande. En France, cette vache allemande est une star, ou plutôt était une star car les jeunes générations ne connaissent peut-être pas le très, très célèbre film " La vache et le prisonnier " réalisé par Henri Verneuil en 1959. Un soldat français prisonnier de guerre en Allemagne, joué par le comédien peut-être le plus populaire de l’après-guerre, Fernandel, tente de s’évader de la ferme bavaroise dans laquelle il travaille par un moyen très ingénieux et pour le moins original : il marche, tenant d’une main la laisse de Marguerite et de l’autre un seau empli de lait. Evidemment, toutes sortes d’épreuves rocambolesques attendent notre soldat et sa vache au cours de ce périple. On notera que dans " La vache et le Prisonnier ", les civils allemands qui croisent le chemin de l’évadé sont tous très sympathiques, seuls les soldats allemands en prennent lourdement pour leur grade :

- Marguerite ! Oh non, c'est pas la peine.
- Kommen Sie zurück. (Revenez ici.)
- Bouge-toi ! Imbécile, comme vache française !
- Ah pardon, moi je suis français mais la vache elle, elle est allemande. Deutsche vache !

Et quand, enfin, alors qu’on n’y croyait plus, le soldat parvient à passer la frontière et arrive à la gare française de Lunéville, paniqué à la vue de deux policiers français, il saute dans le mauvais train et le voilà reparti… en Allemagne.

Cette comédie, énorme succès au cinéma en France, nous l’avons vue et revue quand j’étais enfant. Il faut dire que mon père, qui avait été quatre ans prisonnier dans un stalag allemand, ne ratait jamais une rediffusion de ce classique à la télévision française.

Extrait :
- Das ist ein französicher Kriegsgefangener…auf der Flucht. (C’est un prisonier de guerre français… qui s'évade.)

Les aventures de Fernandel le faisaient rire aux éclats et nous les enfants, nous riions de le voir rire comme ça. Probablement en avait-il rêvé de s’évader, tout au long de sa captivité…

Mais Fernandel ne joue pas seulement la comédie avec un succès fulgurant dans les années 1950, Fernandel chante aussi :

J'trouvais la chambre ordinaire,
elle était pleine de poussière,
Félicie aussi.

Je me lavais les mains bien vite,
le lavabo avait une fuite,
Félicie aussi.

Son physique atypique avec sa gueule de cheval comme il le disait lui-même, son humour, son sourire gouailleur, son accent marseillais ensoleillé le rendent irrésistible.

Il attire quelques 185 millions de spectateurs au cinéma, notamment grâce aux cinq films dans lesquels il endosse le rôle de Don Camillo, un prêtre aux prises avec Peppone, le maire communiste d’un petit village italien. Les dialogues de Don Camillo avec le Christ qui surplombe l’autel de son église sont de véritables scènes d’anthologie :

- Moi, si j'étais à votre place, j'aurais jamais permis à Peppone de devenir maire. Pensez que pas un de ses nouveaux conseillers ne sait ni lire ni écrire couramment. Des illettrés pour diriger les affaires de la commune.
- Ils n'ont pas eu le temps d'aller à l'école, tu le sais bien Camillo. A peine savent-ils marcher qu'ils travaillent dans les champs. Le pays est dur.
- A qui la faute?
- Va Camillo, ce n'est pas l'orthographe qui compte, c'est ce qu'il y a dans le coeur et dans la tête. Laisse-les se mettre à l'ouvrage avant de les juger, ces braves.
- Avec vous on peut pas discuter.

La notoriété de Fernandel est telle que le pape Pie XII, apprenant que Fernandel était de passage à Rome, l’invita au Vatican afin, selon ses mots, de faire la connaissance " du plus connu des prêtres de la chrétienté après le pape ".

Bon, revenons à notre vache et à notre prisonnier. Au moment de passer la frontière française, notre soldat doit abandonner Marguerite, occasion d’une scène d’émouvants adieux au cours de laquelle notre homme fait, les yeux dans les yeux, une promesse solennelle à Marguerite :

- Ecoute Marguerite, je vais te jurer quelque chose. Tu peux me croire… Je te jure que jamais plus je mangerai du veau.

Pas si sûr que cette promesse soit tenue au cours de notre émission…

Texte & image : Claire Doutriaux

DIGGI
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Re : La Vache et le prisonnier

Et pour continuer sur le sujet de "La Vache et le prisonnier", sachez que la médiathèque de Plouguerneau (dans le Finistère) accueille le prisonnier Charles Bailly, alias Fernandel, et sa vache Marguerite.

http://www.letelegramme.fr/images/2015/06/05/de-droite-a-gauche-bruno-vasseur-jeremi-costiou-et_2388129_551x405.jpg?v=1

Depuis lundi, deux nouveaux personnages ont pris place à la médiathèque pour lui donner un air bucolique. Le prisonnier Charles Bailly, alias Fernandel, a fait un détour pour emmener sa vache Marguerite brouter un carré de moquette. Il en profitera, sans doute, pour compulser quelques ouvrages qui l'aideront à traverser l'Allemagne et réussir son évasion. Se souvenir des prisonniers de guerre C'est Bruno Vasseur, Jérémi Costiou et Pierre-Yves Bernicot, maîtres d'oeuvre de l'exposition sur la Seconde Guerre mondiale, qui les ont installés. Bruno Vasseur avait récupéré cette vache chez un artiste en plasturgie de Landerneau et il l'a repeinte. La statue de Fernandel, elle, vient de La Madeleine, dans le Nord. Ces deux personnages permettent de faire un petit clin d'oeil à ces oubliés de l'histoire que sont les prisonniers de guerre. On ne se souvient d'ailleurs pas que parmi les 1.800.000 capturés, si certains ont été rapidement libérés ou échangés, la plus grande partie (1.600.000) n'a retrouvé la liberté qu'en 1949. Le film d'Henri Verneuil « La vache et le prisonnier » sera projeté mardi, à 20 h 30, à la médiathèque, et l'entrée sera gratuite.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/pl … 654368.php

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Re : La Vache et le prisonnier

Merci diggi...